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BLUE ISLAND
programme

La couleur bleue qui soustrait et égalise, la couleur des rêves et des drames. Blue aussi comme les allumettes « Ohio Blue Tip », dont le jeune chauffeur de bus nommé Paterson, fait l’éloge en quête d’une écriture poétique et de la métamorphose de son quotidien en partant de celui-ci. Jim Jarmush intitule son film « Paterson », du nom d’une banlieue du New Jersey, qui peut être qualifiée de ville des poètes où vivaient notamment William Carlos Williams et Allen Ginsberg. 

Giulia Grossmann

Blue Stag

2016, 11 mn

French Kiss Production avec le soutien de Light Cone

Les Huichols, l’une des plus anciennes ethnies indiennes du Mexique, font chaque année un pèlerinage dans le désert qui représente, dans leur mythologie, le foyer des Dieux. Ils partent à la recherche du peyotl, un cactus qui contient un puissant hallucinogène et qui

sert à célébrer les cérémonies rituelles et à communiquer avec leur divinité : le cerf bleu. GG

Olivier Jonvaux

Mein Blue

2015, 9 mn 11

Mein Blue est l’interprétation d’un rêve dans lequel du mobilier d’intérieur se retrouve sur un wagon de transports de marchandises vers une destination inconnue. À travers la reproduction de mon atelier au Kulturbunker à Francfort, le film compile une série de variation physique liée au mouvement dans un univers virtuel. L’opposition avec les images fixes révèle ce paradoxe visuel à travers un filtre bleu, dans un statut à la fois sculptural et onirique. OJ

Anne-Charlotte Finel

La crue

2016, 6 mn 32

À la tombée de la nuit, la caméra peine à capturer des mouvements d’eau. L’image palpite, le grain la recouvre, les eaux se métamorphosent. L’œil cherche à reconnaître l’objet filmé ; il est finalement happé par les ondulations puis se laisse entrainer dans un voyage hypnotique. A-CF

Oh Eun Lee

Sawol

2015, 13 mn 54

Sawol veut dire Avril en coréen. En Avril 2014, un ferry a coulé. Une personne a regardé l’image du naufrage. L’histoire se déroule dans un appartement en images de synthèse, noir et blanc, avec les images de prise de vue réelles en couleur, provenant d’Internet.

Une personne qui ne peut pas faire autrement. Entre l’envie de raconter et impossibilité de faire ainsi, entre le besoin de formaliser et de nier cette forme, entre se laisser porter par la force de création et maitriser la rigueur de l’exécution, l’artiste maintient le paradoxe qui nait dans le travail, qui perturbe ce travail, qui se moque du travail, ainsi qu’il nourrit le travail. Je raconte les histoires dans le corps invisible mais audible. Le champ est vide à première vue, d’un autre regard peut-être non. OEL

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