Fata Morgana
programme

Apparitions nocturnes, disparitions orchestrées, mises au ban, rêve d’apparition. Des personnages fragiles et insolites traversent les films suivants.

Annabelle Amoros

La maison des lilas, 2016, 17 mn 30

Pensée, filmée et montée comme un rêve, « La Maison des Lilas » propose une vision onirique et surréaliste, où logique, structure narrative et raison s’effacent pour libérer la pensée spontanée et l’inconscient. AA

Ludivine Large Bessette

Drop Out Bodies, 2017, 17 mn 13

Projection : LA.C Project, H.A.N.D

Dans le silence et la monotonie d’une résidence pavillonnaire, des hommes, des femmes, debout devant leurs maisons se mettent à chuter de manière aléatoire et irrévocable. De la découverte des interprètes figés à leurs effondrements chorégraphiés, le film questionne la fatalité du corps humain ainsi que notre époque et nos responsabilités individuelles et collectives, par le biais d’une réinterprétation contemporaine de la danse macabre du Moyen-Âge. LLB

Tommaso Donati

Dormant, 2016, 18 mn

Un homme et une femme en marge de la société se déplacent et se croisent entre espaces urbains et naturels, à la recherche d’une liberté oubliée et tentent de rester éveillés. TD

Chloé Silbano

Les Charges, 2016, 2 mn

Un caissier prend appui sur sa balance, s’accoude, puis s’avachit. Son outil de travail relève sa fatigue. La scène m’avait sauté aux yeux, lors d’habituelles courses au supermarché. C’était un geste de peu d’importance que j’ai voulu marquer et appuyer. À ce moment-là, on entendait parler sans cesse de charges dans le débat politique. Quand on pense au choix du terme et à ce qu’il recouvre comme réalité : ce n’est pas le poids, ce sont les charges, ce ne sont pas des gens, ce sont des corps. La pirouette de la seconde séquence m’a amusée. Il s’agit là de retourner une balance afin que celle-ci se retrouve à afficher son propre poids. CS

Robin Labriaud

Au delà du ciel gris, 2017, 17 mn 17

Production Le Fresnoy, Studio national des arts contemporains

Pauline, une jeune femme doit donner un cours de piano mais subitement elle est emportée par la mort. Un passeur, un drone la recueille pour la guider. En créant cette fiction mon désir était que le spectateur puisse « suivre » une personne qui passe dans l’au-delà. Je voulais le confronter au temps, afin qu’il puisse apprécier, regarder, explorer l’image que j’ai filmée. Je souhaitais traiter ce parcours, ce cheminement d’une manière très poétique. Les images que j’avais en tête pour cette ascension étaient de l’ordre du poème visuel. R

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